- Because I love my wife do you think I won't ask her to sit on my face for breakfast?
- Since I met my wife, I can't concentrate on nothing else.
- Before her, desire was fear.
- We're sixteen years old when we kiss and I can caress her forever.
- Go get a life, now.
Ce mardi 13 novembre 2012
State of the art
Ce mardi 23 octobre 2012
Quoi
J'essaye de me rappeler si j'ai bien rapporté de l'ancienne piaule mes quatre précieux 45 tours de Soul américaine. Quatre disques fort rares, et qui m'ont été quasiment donnés. Mais je n'en ai pas la force. Il me suffirait de faire pivoter la vieille chaise au dossier instable et inutile et faire un pas pour le vérifier. Mais si j'étais déçue? Et si je m'en foutais? En attendant, mes nouveaux écouteurs me font mal aux oreilles, à la droite plus précisément, alors je pose un bandeau de coton plié en quatre entre l'oreille et l'écouteur, j'entends donc moins bien mais l'oreille me fait moins souffrir. Du coup, je n'écoute même pas de musique, j'oublie. Le genoux droit me lance aussi, je suis mal assise, le plateau du secrétaire est trop bas, et je n'arrive plus non plus à me tenir droite. Je fume par-dessus une bronchite naissante qui me brûle quelque peu les poumons. J'ai eu 38 ans. Et je ne fais absolument rien de mes journées, ou presque. Je pense. Et j'observe mon fils et j'endure je ne sais plus trop quoi. Amen.
Ce jeudi 29 décembre 2011
rien pour tout
deux jours à tirer avant un autre jour. si j'étais raisonnable, à l'heure qu'il est je serais effondrée. je ne bouge quasiment plus que du lit à la chaise, de la chaise au lit comme les p'tits vieux de tu sais qui. je le dis bien haut et fort afin que la Toile entière m'entende. elle est morte la bête mais elle cause encore. il me faut encore un petit peu de foi. enfoncer un peu plus profondément la couleuvre. je n'attends rien d'autre que tout ou rien. je vis comme à l'asile chez moi. je ne respire plus qu'à peine. et mon p'tit me réveille parce qu'il a l'impression que je suis morte quand je dors. au secours bon Jésus. au secours. tu es là mais je ne me sens plus. il ne me reste plus d'esprit que des os.
Ce mercredi 28 septembre 2011
deux poches cousues
si nous ne faisons pas l'amour c'est bien que je t'aime trop
je t'ai toujours connu
notre extase plus que sublime confondue à la Lumière
nous ferait mal, peut-être
au-delà de la mort, la vie humaine semble superflue...
tu es mon am-i des chansons de Toile
un cordonnier et une bergère c'est trop sérieux pour ne pas changer le monde
tu vois mes mots cousus de fil blanc
que ne disent-ils
que devineraient les autres qui ne vivent pas au rythme de l'éternelle morsure
ah comme j'aurais bien souffert de n'appartenir qu'à un ciel
qu'à ses bleus
qui attraperait cet invisible nuage?...
tu es plus grand que tous les autres
car...
sans fièvre tu as su toucher le coeur du coeur
le saint des saints sur lequel l'enfant pose sa main
que peut l'amour d'un homme contre l'amour
...
mon dieu mes rêves...
ha
mes rêves...
sont plus beaux que le réel
et pas aussi beaux que la vérité
rare sera ma vie
Ce jeudi 7 avril 2011
hahahahaha
c'est l'histoire, la bonne blague, d'un tel qui ferme la porte au nez d'un autre..
et s'enferme lui-même tandis que l'autre demeure à l'air libre.
ma parole, il y a trop de tricheurs dans l'existence
regardons cela comme un bien, cela laisse tellement peu de marge d'erreurs de rencontrer les vaillants
et leur présence rare, unique, authentique et majestueuse. simple quoi.
Ce jeudi 31 mars 2011
Esquisse virtuelle
... le jeu avant la spontanéité, le cynisme avant la candeur, l'artificiel plutôt que le présent. l'armure pour dérober la blessure. les déclarations avant de se connaître. les prétentions de reconnaissance immolées à la moindre émotion déstabilisant le contrôle de soi. la violence des métaphores devant le silence. les montagnes russes en un clin d'oeil. l'inspiration toujours sacrifiée à la composition. répliquer plutôt que répondre. entrer en scène. dissimuler et faire le reproche à l'autre de ne pas se donner corps et âme au claquement de doigts de velours puis l'avilir pour mieux se rehausser. en quelque sorte : se donner le beau rôle.
mais enfin... : quel cinéma.
Ce vendredi 25 mars 2011
Terror - isme
inquiétisme
alarmisme
philosophisme
réflexionisme
ennuisme
solitudisme
sables-mouvismes
terreur, détresse, apaisez-moi donc, j'ai tant fait patience comme dirait l'autre, j'ai si bien pressé mon coeur de tous les désirs imaginables et toutes les beautés perpétrées qu'il se sent vide, qu'il ne bat presque plus. j'ai peur, j'ai peur de perdre l'enfance du coeur, détresse, terreur, j'ai peur car je ne sens plus rien. je ne ressens que la misère des autres et elle m'afflige aussi bien, elle me suffit à me sentir partie du monde, en harmonie avec sa détresse et sa terreur, je les connais, je les connais bien, que puis-je vouloir demander d'autre, je ne sens plus l'amour se presser contre mon sein, je ne vois plus son visage, je ne demande plus rien... je n'ai plus dix-sept ans, je suis devenue trop sérieuse et je n'attends plus ; seul mon désir demeure quelque peu, mais sans amour, cet amour que l'on ne vole pas, que l'on invente mais seulement une fois qu'il a frappé sa foudre sur votre tête, mais sans amour mon désir ne vaut rien. mais je ne me sens plus courir, nous autres sommes trop compliqués et apeurés... savons-nous même ce que nous voudrions...? si je faisais l'amour peut-être descendrait il au fond de moi comme un voile tombé du ciel qui ferait de moi la mariée informelle, mais je me lèverai après l'acte charnel, après les caresses, je prodiguerais encore de la tendresse, puis je m'en retournerais chez moi, jusqu'à ce que je désire encore, jusqu'à ce qu'on me désire encore et que serait-ce de plus ? partager la couche, les ennuis, des souvenirs ? ce serait beau car je ne mettrais pas d'idées ou souhaits particuliers dessus, mais ce ne serait encore qu'un leurre. on ne connait pas, on ne connait rien, de l'amour tant qu'il ne nous est tombé dessus. j'ai choisi la raison, l'amour sans jardin secret, je l'ai choisi à mon corps défendant, j'ai donné la vie et ne rêve plus. à quoi bonisme.. je ne sais plus rien, plus rien du tout de la vie et des gens.je marche d'un pas lourd, je lève les yeux au ciel pour ne plus voir mes semblables, je recherche la page du livre en cours, je veille, oublie puis me rappelle que je suis morte à cette vie.
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